J'écoute : "Bruises" de Chairlift, "Dance dance dance" de Lykke Li et "Dancing with myself" de Billy Idol Je regarde : la télé. Je joue : sur Facebook. Je mange : des pâtes. Je bois : de l'eau. Fraîche. Je cite : I'm so glad it's just a dream, coz it's so weird ! (mis à jour samedi 29 novembre 2008 à 18:09)
Fabius a été lobotomisé ou quoi ???
Ils doivent trop se foutrent de nous à l'étranger.
Chez nous ils sont moins dangeureux que Bush mais au niveau QI j'suis pas sur qu'on soit gagnant...
Apparement c'est à la mode de montrer ce qu'on mange, alors je prends le rythme. C'est chiant l'hiver, on peut presque rien mettre dans les salades de fruits...
J'ai envie d'un percing et j'peux pas à cause de mon taf. Fais chier. Sur l'arcade j'adorerais. J'pensais l'enlever pour aller au taf mais il faut 6 mois pour que ça cicatrise. Si j'demande 6 mois de vacances ça pourrais le faire....
Moi j'aime pas les dimanches. Je sais pas pourquoi mais le dimanche je déprime grave (cf articles précédents...).
Vivment les dimanches de décembre, que je travaille et que j'oublie ma mélancolie (arghhhhhhh)...
Quand j'étais petit, j'allais chez mes grands parents à Oléron.
Des fois on se balladait. Il y a un endroit en particulier qui me faisait peur.
C'est là :
On allait tout au bout de cette petite jetée. Il n'y avait pas de barrière et la hauteur me terrifiait. D'un côté la mer, de l'autre le vide et les pierres. Au milieu, près du bout de la jetée, se dressait un petit poteau en béton (ancienne bitte d'amarrage peut-etre ???). C'était le seul endroit qui me réconfortait car je m'y accrochais, et j'étais sur de ne pas tomber.
Aujourd'hui, j'ai l'impression de vivre cette même situation éternellement : je m'accroche à mes acquis (famille, boulot, appart') mais je suis terrorisé de faire le moindre mouvement, de rencontrer des gens, voir dautres boulot, etc.
On dit que pour vaincre la peur du vide il faut tomber.
Dois-je tomber pour vaincre ma peur ?
Depuis plus d'un an, tu es parti. Et j'ai l'impression que c'était hier, la douleur ne s'est pas estompée.
Cette semaine j'ai révé trois fois de toi.
A chaque fois c'est le même rève.
Tu reviens, et tu ne comprends pas notre air surpris. Nous, nous savons que tu es définitivment parti, mais tu nous dis que non, que tu es toujours proche de nous, là, tout près.
Alors je me retrouve quand j'avais 12 ans, tu me serres dans tes bras.
C'est doux, réconfortant. Je sais que tu es là, je le sens.
Et puis la raison fait son retour et je me rends compte que celà n'est pas possible. Je me mets à pleurer. Je me reveille en larme.
Toi qui était un père pour moi, qui m'a tout appris. Tu étais toujours là quand j'avais besoin. Tu étais la voix de la raison. Tu m'as appris à avoir l'esprit critique, à aider les autres, à écouter et observer. Tu m'expliquais le monde.
Ce jour maudit où tu es parti avec ton fils, à quelques heures près, j'ai eu beau crier et me taper la tête sur le mur, la douleur n'est pas partie. La stupeur passée, la froide réalité s'est imposée. Tout était fini.
Depuis, la vie n'a plus de gout. J'étouffe de ne plus te voir. J'ai l'impression que quelque chose est irrémédiablement cassé en moi. Je ne ressens plus rien. Les bonheurs ephémères ne me cotoient plus, et la vie semble pérpétuellement grise et pluvieuse. Je n'arrive pas à croire que je vais vivre le reste de ma vie avec ça.
Quand ma soeur a perdu son beau père, elle a été malheureuse longtemps. Tu m'as fait te promettre de ne pas être malheureux quand tu partirais, juste un peu triste, et puis joyeux de tous ses bons moments qu'on a eu.
Je ne peux pas. Et c'est d'autant plus insupportable de ne pouvoir tenir cette promesse.
Je n'ai pas pu te dire au revoir, pas pu te voir une dernière fois.
A ma dernière visite tu cachais mal quelques larmes, en apprenant que ton fils souffrait trop et qu'il voulait être débranché. C'est la première et la dernière fois que tu m'as montré du désarroi.
S'il est un ailleurs, je me dis que tu y es avec ton fils, que tu veilles sur lui, et qu'ensemble vous nous regardez et nous protégez.
Je me rend compte que je ne sais presque rien sur mes parents. Et pourtant je les connais depuis 25 ans. Mais qu'ont-ils fait, qu'ont-ils vécu avant ça ?
Je ne sais rien de leur enfance, rien de leur adolescence. Je connais quelques bribes de leur rencontre mais c'est tout. Comment s'est passé le jour de leur mariage ? Que faisaient-ils comme boulot ?
Pourquoi quand je les vois on se regarde dans le blanc des yeux sans jamais trop savoir quoi se dire alors quil y aurait tant à raconter !!!
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Un grand parapluie noir
Découpé dans la nuit
Par goût de désespoir
Car tout glissait sur lui
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Elle marchait au radar
Le sommeil l'avait fuie
Elle voulait s'mettre à boire
Se jeter au fond d'un puits
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Un grand parapluie noir
Découpé dans la nuit
Sans jamais s'émouvoir
Pour cette chauve-souris
Le grand parapluie noir
Sortait de son étui.
Il prenait sous son aile
Soin d'une belle de nuit
Qui, boulevard Saint Marcel
Le nourrissait de pluie
Puis le grand accessoire
Se mit à voyager
Dans son bel habit noir
Son habit noir de jais
Après les palabres
Pour faire un peu d'osier
Un avaleur de sabres
Le mis dans son gosier
A un acrobate
Servit de balancier
Un vendeur de cravates
Le prit comme associé
Puis il se déplia
Sur une permanente
Puis il se déplia
Car il pleuvait sur Nantes
Une chauve-souris
Demoiselle de la nuit
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Elle vint chercher l'oubli
Au fond d'un vieux manoir
Où elle mourrait d'ennui
Pendant que le parapluie
Menait au Père-Lachaise
Une vie de bâton de chaise
Un jour de mauvais temps
Un jour de mauvais temps
Un brusque coup de vent
lui mit les pieds devant
On le laissa pour mort
Dans quelque caniveau
On le laissa pour mort
Avec le bec dans l'eau
En voyant son squelette
Qui faisait sa toilette
Parmi les détritus
Et les denrées foutues
"C'est la chance qui m'sourit !"
Hurla la chauve-souris
"Je le croyais perdu
Le manche est revenu "
Riant comme une baleine
Pleurant comme une madeleine
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Ils allèrent se dirent oui
Dans l'grenier d'la mairie
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Pfou, à peine le temps de manger et je dois retourner au boulot.
Fais chier. en plus j'ai un fournisseur et un employé à engueuler, j'aime pô ça !
Quel boulot ! 8 h 21 h avec 1 h pour bouffer ,'cest pas une journée ça !
YAHOOOOOOOOOOOOOOO !!!!!!!!!!!
Je viens de passer une super après midi. Ca faisait longtemps que j'avais pas pris autant de plaisirs.
J'ai décidé de partir flaner dans Nantes.
Ma dernière expérience de flanerie en grande ville étant désastreuse (je hais Montpellier et la place de la comédie, où tu ne peux pas faire 2 pas sans te prendre 3 coups d'épaule, et où tous les gens sont bodybuildés ou siliconnées), je craignais un peu de passer un mauvais moment.
J'ai donc commencé mon périple en allant dans n centre commercial, Atlantis pour les connaisseurs. Faut être fou pour aller dans un centre commercial quand le reste de la semaine on travaille en grande distri, me direz-vous. Soit. Suis un peu maso...
Bon nfin j'ai fait les boutiques, et je suis arti assez déçu, rien ne me plaisait. Le seul truc que j'ai trouvé drôle c'est que tous les gens circulaient dans le centre comme sur un rond point : dans les sens inverse des aiguilles d'une montre. Et bien j'ai tout fait dans l'autre sens. C'est plus marrant, on croise le regard des gens qui se demandent "pourquoi il marche à l'envers ce gland ???" et ça se voit sur leur visage.
Enfin bref après suis parti dans le centre de Nantes.
Galère pour se garer. Parking commerce bloqué, j'ai attendu 20 minutes avant de pouvoir y entrer. Et puis là, ô joie, je retrouve une ville sympa, les gens ne se prennent pas la tête, il fait beau, je souris à tout le monde (les gens ont du me prendre pour un simple d'esprit).
Je passe dans le passage Pommeraie, et là dans une vitrine, une jeune fille très mignonne, cheveux chatains avec des mèches rouges, longs, haut noir qui tombe sur une épaule, bref assez agréable à regarder. Sympa.
Ma route me mène chez Jules. J'adore les fringues de chez Jules. Moi qui suis pas très gros, ça me va plutot bien.
Là je tombe sur un jean super mais je ne trouve pas de haut qui va avec. Un vendeur s'approche. "je peux vous aider ??" Ho yes tu peux !!! Chatain clair, yeux bleux, une bouille ronde mais très mignon, je me laisse guider, j'essaye des trucs, il observe, hum c'est agréable.
Allez j'achète.
Dans ma poche, je sens quelques chose bouger. C'est mon portefeuille qui vient de prendre conscience du montant des achats.
Bah tant pis, on ne vit qu'une fois. Et puis j'achete pas pour le vendeur mais pasque les fringues sont vraiment géniales, que ça fait des mois que je me suis rien acheté, que j'en meurs d'envie et que merde après tout, j'ai pas à me justifier auprès d'un portefeuille quoi !!!!!!
Je passe en caisse et là surprise, le meilleur pour la fin. Le caissier est super mignon... brun, de belles mains, (je regarde toujours les mains...je sais pas pourquoi mais j'adore les mains !!!), un sourire terrible. Il a l'air pataud, il débute en caisse. En plus, il a pas de bol, tout marche de travers. Pas de prix, chèques passent mal...
Quand arrive mon tour je suis le dernier, personne derrière. Et là, je me métamorphose. Moi qui n'ose jamais parler aux gens d'habitude, j'engage la conversation. Et voilà qu'on parle, on blablate. Je ne me reconnais plus.
Je lui ai pas demander son numero. Ben non, faut pas exagérer, déjà que c'est beaucoup pour moi de lui avoir parlé alors faut pas trop en demander.
Après tout, je sais où le trouver si besoin. Il m'a dit qu'il était très bon en informatique. Avec un peu de chance il est sur le net. Je vais écluser tous les sites lol.
Par contre j'avais pas ma carte de fidélité. Il a été obligé de me faire remplir un questionnaire avec nom prénom, tel et adresse internet. Qui sait, peut être que lui me contactera ?
Bon c'était une agréable après midi, qui me laisse un sentiment joyeux. Je me dis que c'est idiot et que j'ai aucune raison de croire qu'il me contactera, mais après tout ça fait de mal à personne et si ça me permet de passer une bonne soirée alors j'ai le droit de réver.....
P.S: J'ai pas précisé, j'ai acheté un jean, un T-Shirt, un gilet, une ceinture et un collier... ben alors forcément que mon portefeuille a fait un arret cardiaque !!!!
Bon ben les jeunes, il est pas très tard mais suis vanné, après ma journée de 11h45 de boulot, et une pellicule d'un client que j'ai flinguée (mais vraiment bien flinguée...), la journée a été rude.
"Je vous en prie, asseyez vous."
L'endroit est simple. Très simple.
Un petit bureau. Une table dans le coin. Une lampe posée sur le bureau. Quelques feuilles. Un siège. Face au bureau. La lumière de la lampe rend l'ambiance intime, confinée. Dehors il fait déjà presque nuit, il est près de 17 h et le temps est maussade.
Sur les murs, deux ou trois tableaux très simples. Un dessin d’enfant. La pièce est petite mais très haute. On a l’impression qu’on va pouvoir laisser monter nos pensées.
Je m'assoie donc.
Le fauteuil est confortable. Comme quoi tous les psys n'ont pas un divan. Quel cliché.
"Racontez moi tout depuis le début". Oula. Ca va être long.
Alors quand j'étais petit j'habitais sur Paris. Rien de particulier à dire, je ne garde quasiment aucun souvenir et les photos que j'ai ne m'évoquent absolument rien.
Puis à mes 6 ans, nous déménageons pour nous installer dans la région. Raison professionnelle de mon père.
L’école est très bizarre par rapport à Paris, nous sommes dans une classe unique, toutes sections confondues. Le niveau n’est pas très élevé et du coup on me propose de sauter une classe. Du CP au CE2, ne passez pas par la case CE1, ne touchez pas 20 000 F. Sur le coup je pensais que c’était bien. J’étais petit à l’époque, je ne savais pas que ça allait me pourrir la vie.
Après, c’est l’entrée au collège. Et là, c’est le drame. Ma mère fait une dépression nerveuse, elle sombre dans l’alcoolisme et les tentatives de suicide. Mon père, qui n’est pas souvent à la maison, n’est pas là quand je rentre de l’école et que je ramasse ma mère par terre. Que je m’occupe de mes petits frères et sœurs. Que j’écoute et que je console, je rassure. Ou pire. Que je décide d’appeler à l’aide car ma mère git dans une mare de sang, un rasoir dans les mains, les poignets ouverts.
A l’école, je suis une bête étrange. Les nouvelles vont vite. Déjà que je suis le plus jeune, le plus chétif, le moins formé (merci les cours de sport), mais en plus je suis celui dont la mère n’est pas bien. Alors petit à petit, on devient transparent. On s’arrange pour que personne ne vous remarque. Jamais un mot plus haut que l’autre. On rase les murs, on évite les gens. On ne participe à aucune activité. Bien sur on est montré du doigt, mais on refuse de voir. Et puis qu’est-ce qu’on y peut ?
Entrée au lycée, on se dit qu’on ne connaîtra plus les mêmes personnes et que peut être tout cela va changer. Mais on est encore et toujours le plus petit.
Et puis les choses s’aggravent. Ma mère va de moins en moins bien. C’est le placement en hôpital psychiatrique. Puis on déménage car le regard des autres est trop dur à supporter. Alors, malgré, les conditions de vie déplorables, la nouvelle maison qui est un taudis, le changement d’école, on se dit qu’enfin tout va aller mieux, que la vie va reprendre un cours normal. Et puis les choses empirent encore. Ce n’est plus 3 jours par semaine la déprime, mais tous les jours. Pas un soir sans que des litres d’alcool s’évanouissent en idées noires. Jusqu’au jour où des tubes de médicaments se mélangent à cet alcool pour créer un aller simple en réa. Coma, grosse frayeur. Et là enfin un médecin compétent qui prend le temps de conseiller et d’orienter. Mais il n’est déjà plus question de rester dans cette maison affreuse. Heureusement, cela ne fait que trois mois que nous sommes partis. Notre ancienne maison n’est pas encore vendue. Une chance. Alors on rentre au bercail. Il faut expliquer ça aux voisins. De même qu’il faut expliquer au lycée que je rentre. Une année scolaire bousillée. Explication nécessaire auprès des camarades de classe. Redoublement.
Et puis les choses se calment. Le traitement fait son effet. On peut enfin mettre un point final à 6 ans de galère. 6 ans où il a fallut assurer chaque jour un rôle d’écoute et d’attention, de protection de mes frères et sœurs.
« - En ressentez vous de la fierté ? »
Quelle idée !!!!!!
Peut-on être fier de ça ???
« -Oui d’une certaine manière vous lui avez sauver la vie plusieurs fois »
???!!!???
Là je suis sur le cul. Quelle idée. Je n’ai jamais pris les choses de cette façon. Mes actes n’étaient pas réfléchis et je n’en retire aucune gloire. Il s’agissait de survie, aussi bien pour elle que pour nous.
« Mais vous auriez pu laisser tomber et vous détourner, beaucoup de gens font semblant de ne pas voir et laissent courir les choses »
Doit-on être fier de manger chaque jour et ainsi de ne pas mourir de faim ? Car pour moi les choses sont ainsi. Il ne s’agissait pas d’un acte héroïque mais bien d’une action normale que l’on doit faire au quotidien.
« Vous devez avoir beaucoup de mal à voir vos côtés positifs et vous êtes très sévère avec vous même, non ? »
Silence.
Effectivement. On me le dit très souvent. Je ne suis jamais satisfait de moi même, et je suis trop perfectionniste, toujours attentif à ce qui ne va pas, bien plus qu’à ce qui va.
« Aimez vous l’adolescent que vous étiez ? »
Non. Je le déteste. Comment aimer cette période pourrie de ma vie ??? Il a malheureusement fait de moi ce que je suis : quelqu’un de timide, d’effacé, d’angoissé pour un rien, qui n’a rien vécu de ce que vivent des ados normaux. Alors non, je ne l’aime vraiment pas.
« Il faudrait lui tendre la main, et l’aimer ! »
Oula, c’est pas gagné. La seule chose que j’aime de cette période, ce sont les longues vacances que j’allais passer chez mes grands parents, seule bulle d’air que j’avais, dans cet océan de cauchemar. Et maintenant mon grand père est parti. Vite, trop vite.
« Bien nous en reparlerons à notre prochaine séance ».
"- Je voulais te remercier.
- Pas la peine, grommela-t-il. Vaudra mieux vous retenir de reprendre des livres. Ca les dérange, comme qui dirait." Il se fendit d'un sourire qu'il estimait sans joie.
"- Ha !
- Quoi, "ha !" ?
-Ha, c'est tout !"
Il était arrivé au bout du couloir. Devant la porte de la cuisine, où Albert les lorgnerait d'un air entendu. Morty se dit qu'il ne le supporterait pas. Il s'arrêta.
"Mais j'ai pris les livres que pour y trouver un peu de compagnie", dit-elle dans son dos.
Il céda.
"On pourrait faire un tour dans le jardin", dit-il d'un air accablé, avant de parvenir à s'endurcir un peu le coeur et d'ajouter : "Je vous oblige pas bien sûr.
-Tu veux dire que tu ne vas pas te marier avec moi ?" fit-elle.
Morty fut horrifié.
"Me marier avec vous ?
- Ce n'est pas pour ça que Père t'a ramené ici ? s'étonna-t-elle. Après tout, il n'a pas besoin d'apprenti.
- Vous voulez parler de tout ces coups de coude, de ces clins d'oeil et de ces petites reflexions comme quoi "un jour, mon fils, tout ça sera à toi" ? J'ai essayé de pas y faire attention. J'ai pas envie de me marier, avec personne, ajouta-t-il, chassant de son esprit une image fugitive de la princesse. Et surement pas avec vous, sans vouloir vous offenser.
- Moi non plus, je ne me marierais pas avec toi, même si tu étais le dernier homme du Disque" répliqua-t-elle d'une voix douce.
Sa réponse fit mal à Morty. C'était une chose de ne pas vouloir épouser quelqu'un, mais une autre toute différente de s'entendre dire qu'on ne voulait pas de vous.
"Moi, au moins, j'ai pas l'air d'être resté enfermé dans une armoire à m'empiffrer de beignets à longueur d'années, dit-il alors qu'ils sortaient sur la pelouse noire de la Mort.
-Moi, au moins, je marche comme si mes jambes n'avaient qu'un genou chacune, répliqua-t-elle.
- Mes yeux, à moi, c'est pas deux oeufs pochés pleins de gluglu."
Ysabell hocha la tête.
"D'un autre côté, mes oreilles à moi, elles n'ont pas l'air d'excroissances qui poussent sur les arbres morts. C'est quoi du gluglu ?
- Vous savez, comme les oeufs que fait Albert.
- Quand le blanc est tout visqueux, tout dégoulinant, avec des bouts gluants dedans ?
- Oui.
- Un bon mot, reconnu-t-elle pensivement. Mais mes cheveux à moi, je te signale, ne ressemblent pas à une balayette de cabinets.
- Certainement, mais les miens, ils ressemblent pas non plus à un hérisson mouillé.
- Je te prie de remarquer que je n'ai pas la poitrine comme un porte-toast dans un sac mouillé."
Morty loucha sur le haut de la robe d'Ysabell, gonflé de tels flotteurs qu'elle n'avait pas besoin de savoir nager, et s'abstint de tout commentaire.
"Mes sourcils, à moi, ils ont pas l'air de deux chenilles en train de s'accoupler, risqua-t-il.
- Exact. Mais au moins, mes jambes à moi, il me semble, elles pourraient bloquer un cochon dans une ruelle.
- Pardon ?
- Elles ne sont pas arquées, expliqua-t-elle.
- Ha."
Ils déambulèrent à travers les massifs de lis, provisoirement à court d'idées. Ysabell finit par faire face à Morty et lui tendit la main. Il la serra dans un silence reconnaissant.
"Ca suffit ? demanda-t-elle ?
- Largement.
-Bien. A l'évidence, il ne faut pas nous marier, ne serait-ce que par égard pour les enfants.
Bizarre comme on peut changer d'avis sur les gens en peu de temps.
Quand on m'a présenté Arnaud pour la première fois il y a 1 mois, je ne l'ai pas franchement apprécié et même franchement pas apprécié.
Il m'énervait. Toujours quelque chose à dire, des blagues à sortir, à ramener l'attention à lui, des idées sur tout et surtout des idées (copyright coluche). Et puis merde, 5 ans de moins que moi, il s'amène chez moi et se permet des débats sur tout ! Il m'agace ce mec !!!!
Et puis hier je l'ai découvert sous un jour nouveau. Etait-ce moi ? Etait-ce lui ? Je ne saurais dire mais j'ai passé une super soirée et on a pas arreté de se découvrir des points communs. Ca en devenait limite grotesque à la fin pasqu'à chaque sujet, on disait les mêmes choses. On aurait du naitre le même jour ( à 5 ans près d'accord mais le même jour quand même !!!). On fait le même poids, on porte à peu près les mêmes fringues, on fait presque le même boulot, et pour une fois que je trouve quelqu'un avec qui avoir des débats c'est cool. En plus il aime mon tatouage ;- P, il en veut un dans le même style et au même endroit. Ha ces jeunes !!!
Sans rire, j'suis schizo ou quoi ??? Enfin bref on a bien rigolé, on a un peu monopolisé la soirée mais merde, pour une fois que je m'amuse !
Vous avez remarqué comme souvent ce qui nous énerve chez les autres se sont des côtés de nous qu'on aime pas ??? Je pense que ce qui m'a énervé chez lui c'est des morceaux de moi que j'essaye de refouler. Et bien hier ils ont eu le droit de se montrer et ça fait trop de bien !!!!!!!!!!!
Je crois qu'il est ce que j'aurais pu être si je n'avais pas eu une adolescence aussi pourrie. C'est peut-être ça aussi qui m'a plu. Un modèle de moi en version Normale.
Ha c'était une bonne soirée. Ca fait du bien une soirée comme ça de temps en temps !!!!
Pour décrire ma vie sentimentale, j'ai trouvé un truc génial.
On appelle ça un "Jeu psychologique".
Et moi je joue à "J'attend le Père Noël".
En deux mots, "les personnes qui jouent à ce jeu souhaitent et attendent un événement magique qui bouleversera leur vie. Mais le temps s'écoule et elles s'arrangent pour n'obtenir aucun résultat positif. Dans la plupart des cas, le Père Noël n'arrive jamais : si quelqu'un frappe à la porte, au mieux c'est le laitier. Dans les autres cas, les personnes n'ont pas l'aura nécessaire d'un héros magique. Les personnes saines apprennnent à renoncer à cette quête en faveur de ce que peut leur offrir le monde réel."
Oula ça veut dire quoi ça ?
Que jamais je ne rencontrerai la personnes idéale ?
Faut dire que sans presque jamais sortir de chez moi, effectivement à par la factrice, je risque pas de rencontrer beaucoup de gens...
Aurais-je quand même un jour droit à une chance ?
Et si je l'avais déjà rencontrée mais que je ne l'avais pas vue ?????
Alors peut etre une deuxième chance ???
Pfou je sais qu'il vaut mieux marcher dans une merde que de ne pas avoir de jambes, mais quand chaque pas vous mêne dedans, on finit parfois par regretter....
Aujourd'hui je ne suis pas de très bonne humeur et j'ai un peu de mal à écrire, puisque je me suis écrasé deux doigts hier au boulot (hé ben oui, en plus de faire 13 h par jour, il faut que j'y laisse des doigts...).
Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!!!!
Fais chier.
Bon enfin ils tiennent toujours (mes doigts) et ça va s'arranger. J'ai qu'à prendre mon mal (et non pas mâle...dommage) en patience.
Perte de tempsSouviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c'est la loi.
Le jour décroît; la nuit augmente; souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.