"Soirée de merde" ou "Dans la famille sans-gène, je demande...."
Alors voilà : hier soir j'étais invité chez un ami, C., pour un "apéro dinatoire". Une douzaine d'invités sont prévus. Je quitte mon travail et rentre chez moi à 20h10. Le temps de prendre une douche et de me préparer, j'arrive là-bas vers 21h. 9 personnes sont déjà là. Je connais tout le monde, ce sont tous de bons amis (sauf un qui m'énèrve pasqu'il a déjà tout vu, tout fait, tout connu mais bon...)
Et là, c'est le drame. Lol. Un ancien mec de mon lycée, Y., arrive avec sa copine. Il a été dans la classe de plusieurs des personnes présentes, et tout le monde semble content de le voir. Moi je ne le supporte pas. Depuis 4 ans que je le connais, j'essaye de l'éviter au maximum. Grande gueule comme pas deux, il se croit chez lui partout et ça m'agace.
Il ramène donc sa copine. Je me dis qu'après tout, ça fait bien 2 ans que je ne l'ai pas vu, qu'il a pu changer, et que sa copine est peut être interessante.
Grossière erreur.
A peine arrivé il coupe toutes les conversations pour parler de lui, lui, lui et encore lui. Il vide son verre cul sec et se plaind toutes les 5 minutes que son verre est vide. Sa copine pas mieux. Elle fait comme chez elle, fouille dans les placards pour trouver à manger pasqu'elle a faim. C. ne leur dis rien.
La conversation vire rapidement au scatologique, Y. nous racontant ses problemes de transit et de pets. Passionnant. Ca a duré quand même 20 minutes.
Ensuite, les fumeurs (9 sur 12) décident de descendre dehors pour fumer, puisque C. est non fumeur et que son appartement est fait d'une seul pièce, ils ne veulent pas l'enfumer. A peine les fumeurs dehors, la copine de Y. allume une clope. On lui fait remarquer que les autres sont tous sortis. "Ha ben oui mais une clope s'est pas comme si les 10 fumaient en même temps". On lui fait remarquer que C. ne fumant pas, ce serait la moindre des choses de ne pas l'enfumer. "Oui mais je ne peux pas descendre au froid je suis malade". Pas assez pour ne pas fumer apparement.
Quand les autres reviennent et qu'ils sentent le tabac ils font un peu la gueule.
Puis Madame fait déboucher spécialement une bouteille de vin pour elle, et bien sûr, sortir des verres à vin. Tout le monde hallucine. Hasard géographique, l'appartement étant relativement petit (pour 12), je me suis retrouvé entre eux, et loin des autres. J'ai commencé à m'engoncer dans mon siège et à ne plus parler. La seule phrase qui me passait en tête c'était "Mais qu'est-ce que je fais là, mais qu'est-ce que je fais là ???????"
Je passe sur leurs critiques du repas, ce serait sans interet. Y. se rappelle que dans son jeune temps (il était alors voisin de C.) la mère de C. cuisinait mal et faisait souvent des surgelés. A cette époque, les parents de C. était limite proche du divorce, et sa mère passait très peu de temps chez lui, d'où les fréquents surgelés. C'est un sujet que C. déteste voir aborder, notamment devant 12 personnes. Et Y. qui insiste, et en remet une couche. Mais quel con ! C. sourit pour faire bonne figure. Je me sens mal pour lui.
Les fumeurs decident de redescendre. Je ne fume pas mais je me joint à eux. Besoin de m'aérer.
Malheureusement, à peine descendu, Y. nous rejoint. Je remonte.
Sa copine fume.
Et là c'est l'apothéose, un copain à eux débarque. Inconnu de tous, il arrive et se sert, mange avec nous, boit et raconte sa vie. Je me morfond dans mon coin. Parfois j'ai un regard compatissant de quelques uns de mes amis.
Puis Y. décide de mettre de la musique. Il met un CD de Marylin Manson, et pousse le son à fond. Plus aucune conversation possible, on s'entend à peine penser ! Enfin moi si Qu'est-ce que je fais là, qu'est-ce que je fais là.
Gentillement, quelqu'un coupe au bout de 3 chansons, tout le monde commençant à vraiment tirer une tronche pas possible.
On mange le dessert (glace) et devinez qui réclame et se plaind que sa part est trop petite ???
Ensuite Monsieur veut se faire flamber une glace. Il verse du rhum, et , malgré nos avertissements, s'étonne que le rhum froid ne s'embrase pas. Après il laisse sa glace parce qu'il ne trouve pas ça bon. Retiens toi, ne lui colle pas de claque...
Les fumeurs decident de redescendre. Je me joint une nouvelle fois à eux, et cette fois, Y. reste en haut, avec son copain Sangènebis. Tout le monde me demande si ça va, pasque j'ai vraiment l'air de me faire chier. Alors j'éclate. Je leur dis que je sais que eux s'entendent plutot bien avec Y. mais que moi je ne le supporte pas, qu'il est tout ce que je deteste, que sa copine me gonfle et leur ami encore pire, qu'ils n'ont aucun respect de C. et de quiconque en général, et que de toute façon j'allais partir. Et là tout le monde semble soulagé : ha ben nous aussi on en a trop marre, ils sont trop cons, on les apprécie pas du tout.
Par contre, eux ont l'avantage d'etre regroupé ensemble dans l'appart, alors ils discutent entre eux. Moi je ne peux pas. S. me propose de changer de place avec lui, pour me changer un peu les idées. Je le remercie et dit que j'ai atteind mon point de non retour. Je suis quand même soulagé de voir que mes amis pensent come moi.
On remonte, je salue tout le monde et je pars. Ouf.
Quelle soirée de merde. Quand je pense que j'ai loupé les césars pour ça.
27/02/05 - 11:14
Pour revivre la soirée des Césars, et même si je n'aime pas faire de la pub' pour les autres, c'est par là : http://...
jeuneparisien1978