24/02/2007Le magasin des suicides - Jean TeuléImaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre.
Voilà pour l'histoire. Le livre est très cynique, décalé. J'aime beaucoup. Voici quelques extraits :
- - Alan !... Combien de fois faudra-t-il te le répéter ? On ne dit pas "au revoir" aux clients qui sortent de chez nous. On leur dit "adieu" puisqu'ils ne reviendront jamais. Est-ce que tu vas finir par comprendre ça ?
- - Maman, renifle Marylin, quand je serai grande, est-ce que je pourrai aller danser avec des garçons à la disco...
- Mais bien sûr que non, n'écoute pas ton petit frère. Il dit des bêtises. Comment peux-tu imaginer que des hommes souhaiteraient danser avec une godiche telle que tu te vois ? Allez, fais des cauchemars, ce sera plus intelligent.
- - En fait, si vous voulez, monsieur le représentant, nous, on ne désirait pas un troisième enfant. Il est né parce qu'on a testé un préservatif percé : vous savez, ceux que l'on vend aux gens qui veulent mourir contaminés sexuellement.
Lucrèce hoche la tête de dépit par ce coup du sort :
- Vous avouerez, pour une fois qu'on essayait un de nos produits, ce n'est quand même pas de chance.
- Ah ça, les préservatifs de chez M'en Fous La Mort sont garantis poreux. Vous auriez dû nous faire confiance, répond le représentant.
- - Premier novembre... Bon anniversaire, Marylin !!!
La mère sort de la cuisine et porte, sur un plateau métallique, un gateau d'anniversaire en forme de cercueil. Le père, devant la table ronde de la salle à manger, fait sauter le bouchon d'une bouteille de champagne et s'adresse à sa fille en la servant :
- Dis-toi que ça te fais un an de moins à vivre ! ...
23/02/2007Vrac
- Journée de merde. Un contrat annulé, un rendez-vous agréable mais sans résultat pour le moment (à voir lundi), et 3 lapins. De vrais lapins, pas des lapins crétins. Les lapins crétins, je m'en arrange. Je les claque, je les ventouse. Bon enfin ça m'a permis d'avancer dans un livre cynique au possible, que je trouve excellent et dont je parlerai surement demain.
Ce soir : repas de boulot et bowling. On va dans un resto marocain. Je n'aime pas manger épicé. Mais bon, je me vois mal commander un steack frite...
- Lors de mon rendez-vous de l'après midi, une petite fille de 3 ou 4 ans était là. Tout en jouant avec sa poupée Dora, elle me lance "Dis donc Monsieur, t'as des enfants toi ? parce que les enfants c'est dur parfois, on n'est pas toujours sage". J'étais mort de rire ^^
- J'ai récupéré ma voiture, mais je dois la ramener à nouveau lundi après midi. Pfuuu...
- Ce midi, de passage dans une cafet' pour manger (oui en même temps on fait rarement autre chose dans une cafet'...), je me retrouve dans une file avec 2 jeunes hommes (15/16 ans) suivis d'un papy, et d'une mamy. Je comprends à les voir parler que le papy est avec eux, et là, soudain, d'un coup, la vioc se met à me parler. Sur la délinquance, qu'elle a entendu que les policiers seront équipés pour neutraliser les jeunes etc, que c'est bien mais que la police c'est chiant parce qu'elle roule à 140km/h et que maintenant elle peut plus. Elle commence à me dire que ça pose problème pour aller voir son frère qui habite loin, et puis que chez elle les médecins ils ne viennent plus le week end car ils ont été agressé et qu'ils sortent plus à cause des racailles. Non mais n'importe quoi ! Qu'est-ce que j'en ai à faire de sa vie ?!? Est-ce que je lui raconte mes plans culs moi ? Pour un peu elle me glissait un bulletin de vote Lepen dans la main ! Bon au final elle est partie manger seule, et là j'ai vu qu'elle n'était pas avec les autres. Quand j'ai eu mon plat chaud, elle a fait un signe de la main, histoire que je vois où elle était assise, surement au cas où je veuille me délecter de ses paroles pendant mon repas. J'ai fait style de ne pas la voir. Non mais ho ! Je ne suis ni gérontophile, ni vulvivore. Et pas gigolo non plus.
- Toujours à la cafet', sur le panneau des menus, la phrase "Bonne apetit". Gargl. Je sais qu'il n'y a pas besoin d'être diplomé en lettres pour être cuistot, et en même temps, c'est pas ce qu'on leur demande, mais bon, y'a des limites.
- Avant dernier rendez-vous, la fille me gave, car m'a fait venir pour rien, juste parce qu'elle n'a pas osé dire non à la télépro qui a pris le rdv. Après la journée que j'ai eu, ça m'a un peu blasé. Du coup, en partant, je dis "quel temps, c'est un week end à rester chez soi". Elle me fait "bha moi je vais au ciné, voir La Môme". Alors là, j'ai descendu le film, en beauté. Elle était dépitée. "Ha bha vous me plombez un peu le week-end là..." Ho ? Quel dommage ! Comme c'est ballot !! J'ai vraiment pas fait exprès ! Niark niark. Mais allez le voir quand même, faites vous votre propre opinion... MUHAHAHAHHAHAH.
22/02/2007OutingAllez, je déballe tout....
Plus de secret, rien, tout sera livré ici, en commentaire. Bon vieux vrac
- En route pour aller manger ce midi, je me rend compte que mon voyant de température monte dangeureusement. Mon ventilateur ne se met pas en marche, et la voiture chauffe, chauffe. Arrivé chez moi, de la fumée sort du moteur :oS. Je mange pour la laisser refroidir, puis je retourne vérifier : plus une goutte de liquide de refroidissement. J'emmène Titine au garage, et je demande une voiture de prêt. Ça a mis 45 minutes pour en trouver une, du coup ça m'a un peu flingué mon après midi. Ce soir le verdict tombe : une durite à changer, et une fuite à colmater. Rien de vraiment méchant. Ouf.
- Une tuile n'arrivant jamais seule, j'ai abimé la plaque d'immatriculation de la voiture de prêt. Fais chier.
- Exceptionnel : après avoir signé 2 contrats au cours du même rendez-vous hier, je fais du 100 % aujourd'hui, avec 3 signatures pour 3 RDV. Le pire c'est que mon dernier contrat est totalement incomplet, je n'ai plus la moitié des documents nécessaires. C'est la dèche.
J'hésite à aller bosser demain... ça ne serait pas de ma faute, je n'ai plus de papiers ! ^^
- Demain toujours, soirée avec les collègues. Un resto puis bowling. Je sais pas trop ce que ça va donner. Je n'ai qu'à moitié envie d'y aller. Pourtant ça pourrait être sympa. Je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire.
- Betement j'ai bu un café à 17 h. Je vais me faire une insomnie, c'est sûr.
- Bon, j'ai le choix. Vaisselle, ou Wii. Je crois que je vais aller buter du lapin crétin.
21/02/2007RetourEt voilà, j'ai récupéré ma connexion internet. En fait cette pause m'aura fait du bien. Je n'ai qu'à moitié envie de rebloguer. 05/02/2007La vie des autresPuisque ceci sera mon dernier article avant un moment, je suis content qu'il parle de ce film.
L'histoire : Au début des années 1980, en Allemagne de l'Est, l'auteur à succès Georges Dreyman et sa compagne, l'actrice Christa-Maria Sieland, sont considérés comme faisant partie de l'élite des intellectuels de l'Etat communiste, même si, secrètement, ils n'adhèrent pas aux idées du parti.
Le Ministère de la Culture commence à s'intéresser à Christa et dépêche un agent secret, nommé Wiesler, ayant pour mission de l'observer. Tandis qu'il progresse dans l'enquête, le couple d'intellectuels le fascine de plus en plus...
Je me suis pris une bonne claque. Quand j'ai su qu'on allait voir un film en allemand, qui plus est en V.O., je dois dire que j'étais peu chaud. Et en fait je n'ai pas vu le temps passer. J'ai été happé par l'histoire.
Contrairement à Julien, j'ai adoré !
Wiesler est un homme sans âme, un homme de main du régime, une ombre qui ne vit plus, mais qui agit par automatisme. On le place sur une mission particulière : surveiller des artistes. Incapable de mener lui-même une existence normale, cet homme éteint est rigide, et vide. Petit à petit, une ombre d'humanité va poindre en lui. On le voit combattre ses vieux reflexes face à un enfant, chercher un peu d'amour dans les bras d'une femme. Mais la vie n'est pas faite pour lui. A force d'observer le couple, il fait partie de leur vie. Plus exactement, leurs vies font partie de lui. Alors il va prendre une décision : celle d'aider, par "inadvertance", le couple à faire passer un texte dans un journal de l'Ouest. Il va les couvrir.
Bien sûr, rien ne fonctionne comme prévu. La fin m'a pas mal ému. Wiesler retourne à une vie d'automatismes, un peu comme au début. Une vie décérébrée, où il répète sans cesse les mêmes gestes. Une vie morne, morte. Au final, il n'aura eu dans sa vie, que la vie des autres.
01/02/2007Et si...Et si le petit prince avait été enrhumé le jour de sa rencontre avec l'aviateur, et que celui ci, dépité de s'être écrasé, avait vidé une bonne bouteille de rouge juste avant ??? (Si le rôle est adapté au cinéma, il serait forcément joué par Gérard Depardieu).
Il y a six ans, j'avais une panne dans le désert du Sahara. Quelque chose s'était cassé dans mon moteur et comme je n'avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je m'étais vidé une bonne bouteille de Chateau Neuf du Pape, en attendant la mort. J'avais à peine suffisament de bouteilles pour tenir huit jours.
Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toutes les terres habitées. J'étais plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan, et aucune cacahuete pour agrémenter le rouge. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait:
- Z'il de plaît... snirflll, dessine-boi un bouton !
J'ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappé par la foudre. J'ai bien frotté les yeux. J'ai bien regardé. J’ai ajusté ma vision, qui avait légèrement tendance à me renvoyer une image double. Et j'ai vu un putain de môme trop zarb qui me considérait gravement.
Mais mon dessin, bien sûr, est beaucoup moins ravissant que le modèle. Ce n'est pas ma faute. J'ai les mains qui tremblent un peu.
Je regardai donc cette apparition avec des yeux tout ronds d'étonnement. N'oubliez pas que je me trouvais à mille milles de toutes les régions habitées (avec une toute petite réserve de rouge !). Or le chiard ne semblait ni égaré, ni mort de fatigue, ni mort de faim, ni mort de soif, ni mort de peur, simplement enrhumé. Il n'avait en rien l'apparence d'un gosse perdu au milieu du désert, à mille milles de toute région habitée. Quand je réussis enfin à parler, je lui dis:
- Mais... qu'est-ce tu fous là ?
Et il me répéta alors, tout doucement, comme une chose très sérieuse:
- Z''il de plaît... dessine-boi un bouton. Snuuurfl…
Quand le mystère est trop impressionnant, on n'ose pas désobéir. Aussi absurde que cela me semblât à mille milles de tous les endroits habités et en danger de sevrage, je sortis de ma poche une feuille de papier et un stylographe. Mais je me rappelai alors que j'avais surtout étudié la géographie, l'histoire, le calcul et la grammaire et je dis au gamin (avec un peu de mauvaise humeur) que je ne savais pas dessiner. Il me répondit :
- Za ne fait rien. Dessine-boi un bouton.
Comme je n'avais jamais dessiné un bouton je refis, pour lui, l'un des deux seuls dessins dont j'étais capable. Celui de la bouteille de vin. Et je fus stupéfait d'entendre le petit merdeux me répondre:
-Non ! Non ! Je ne veux bas d'une boudeille de rouge. Le rouge za fait tourner la tête, z'est drès dangereux. Gez boi z'est dout pedit. Zi j’me casse la gueule de ma blanête, j’aurai l’air fin ! J'ai besoin d'un bouton. On m’a dit que je zerai un hobbe quand j’aurai des boutons. Dessine-boi un bouton.
Alors j'ai dessiné.
Il regarda attentivement, puis:
- Non ! Zelui-là est trop gros, za va me défigurer ! Fais-en un autre.
Je dessinai.
Le mioche sourit gentiment, avec indulgence:
- Tu vois bien... ze n'est pas un bouton, z'est un point noir.
Je refis donc encore mon dessin. Mais il fut refusé, comme les précédents :
- Zelui-là va églater. Z'est dégueulasse ! Je veux un bouton qui vive londemps.
Alors, faute de patience, comme j'avais hâte de commencer ma dernière bouteille, je griffonnai ce dessin-ci. Et je lançai:
- Ça c'est Biactol. Génial contre les boutons. Si tu l’utilises tu n’auras plus de problèmes de peau, et tu grandiras sans aucun spot sur la tronche. Alors maintenant, tu vas dans une pharmacie, et tu me lâches !
Mais je fus bien surpris de voir s'illuminer le visage du marmot :
- Z'est tout à fait gomme za que je le voulais !
Et c'est ainsi que je fis la connaissance du petit prince.
En vrac
- Plein de coups de fils, et de cartes, et de mails hier. Merci à tous, ça m'a fait très plaisir. Encore merci à celui qui m'a offert Paris pour mon salon. Dans l'avenir j'aurais une pensée à chaque fois que mes yeux se poseront dessus !
- Ce midi, dans une galerie commerciale, un stand marocain plein de délices "Les gourmandises d'Ali Baba". Je passe devant, je m'attarde un peu, et un superbe mec vient en me souriant "je peux vous renseigner ?". Non, je reviendrais après manger. Une fois mon repas pris, j'y retourne. Il m'accueille avec un grand sourire "Ha bha vous êtes revenu". Bha oui ! Plutôt deux fois qu'une ! Je fais mon choix, il m'offre un gateau supplémentaire, toujours en me souriant puis me dit que les gateaux se conserveront deux semaines. Je lui réponds qu'ils seront mangés bien avant, et il me fait "cool, vous pourrez revenir m'en acheter" avec un grand sourire. Tu parles ! J'avais trop envie de le croquer au milieu de ses gateaux !! Si je n'avais pas peur de choquer certain(e)s de mes lecteurs, je dirais que j'aurais bien pris autre chose en bouche que ses cornes de gazelles...
En plus, après goutage ce soir, il s'avère que les gateaux (makroud, cornes de gazelles...) sont très bons. Si le mec était Ali Baba, je postule direct pour faire parti de ses 40 violeurs !
- Je n'arrête pas de manger, Népo me le répête depuis des mois, mais là ça se confirme. Bon, on m'a encore fait la reflexion ce week end, mais là j'avais une excuse, je me suis beaucoup dépensé. Pareil mardi, à la piscine. Nager ça creuse ! Mais torse nu dans l'eau, je me suis rendu compte que j'étais moins maigre qu'avant. Ce soir j'ai constaté que j'avais pris du bide. Une fois monté sur la balance, le verdict est tombé. J'ai pris 3,5 k en 3 semaines. :oS
- Du coup mon cadeau d'anniversaire tombe à pic. Je me suis offert une Wii. Je vais pouvoir me dépenser, faire du sport, et ça m'occupera pendant ma période de sevrage forcé d'internet. J'adore tuer les lapins crétins. HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
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