La vie des autres
Puisque ceci sera mon dernier article avant un moment, je suis content qu'il parle de ce film.
L'histoire :
Au début des années 1980, en Allemagne de l'Est, l'auteur à succès Georges Dreyman et sa compagne, l'actrice Christa-Maria Sieland, sont considérés comme faisant partie de l'élite des intellectuels de l'Etat communiste, même si, secrètement, ils n'adhèrent pas aux idées du parti.
Le Ministère de la Culture commence à s'intéresser à Christa et dépêche un agent secret, nommé Wiesler, ayant pour mission de l'observer. Tandis qu'il progresse dans l'enquête, le couple d'intellectuels le fascine de plus en plus...
Je me suis pris une bonne claque. Quand j'ai su qu'on allait voir un film en allemand, qui plus est en V.O., je dois dire que j'étais peu chaud. Et en fait je n'ai pas vu le temps passer. J'ai été happé par l'histoire.
Contrairement à Julien, j'ai adoré !
Wiesler est un homme sans âme, un homme de main du régime, une ombre qui ne vit plus, mais qui agit par automatisme. On le place sur une mission particulière : surveiller des artistes. Incapable de mener lui-même une existence normale, cet homme éteint est rigide, et vide. Petit à petit, une ombre d'humanité va poindre en lui. On le voit combattre ses vieux reflexes face à un enfant, chercher un peu d'amour dans les bras d'une femme. Mais la vie n'est pas faite pour lui. A force d'observer le couple, il fait partie de leur vie. Plus exactement, leurs vies font partie de lui. Alors il va prendre une décision : celle d'aider, par "inadvertance", le couple à faire passer un texte dans un journal de l'Ouest. Il va les couvrir.
Bien sûr, rien ne fonctionne comme prévu. La fin m'a pas mal ému. Wiesler retourne à une vie d'automatismes, un peu comme au début. Une vie décérébrée, où il répète sans cesse les mêmes gestes. Une vie morne, morte. Au final, il n'aura eu dans sa vie, que la vie des autres.